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Grèves dans la région de Namur

Catégorie

Communiqués de presse

Thématique

Commerce

Publication

03/02/2011

Des mouvements de grève empêchent l'accès à certaines grandes surfaces dans le Namurois. Ces arrêts de travail et ces barrages, dans la région du Namur et notamment à Jambes, donnent une image désastreuse de notre région. C'est particulièrement regrettable dans les circonstances politiques et économiques actuelles.

L'accord interprofessionnel 2011-2012 demande des efforts à toutes les parties signataires. Les employeurs l'on néanmoins approuvé, tout comme la CSC à une large majorité des deux tiers. La FGTB et la CGSLB se prononceront vendredi.

Dans ce contexte, il est prématuré de lancer des mouvements de grève et d’agitation. Il n'est pas logique que des secteurs partent en guerre contre un accord signé par leurs dirigeants et qui satisfait en tout cas deux affiliés sur trois à la CSC. Il n'est pas logique non plus, et même choquant, de prendre en otages des entreprises qui ne sont pour rien dans la signature de cet accord. C'est désastreux pour l’activité économique, sans laquelle il n'y a pas d'emplois et pas de création de richesses, donc pas de solidarité possible. Il faut un climat social serein pour que les entreprises puissent continuer à apporter leur contribution à la relance économique en cours. 

Ces mouvements de grève découragent les entrepreneurs et nuisent gravement à l’image de la Wallonie, tant auprès des investisseurs étrangers qu'en Flandre. Dans la situation politique actuelle, c'est apporter de l'eau au moulin des nationalistes et mettre en cause la solidarité nationale, dont les Wallons ont besoin.

Quant au fond, il faut rappeler que la Belgique est la seule, par rapport à ses pays voisins, à maintenir une évolution des salaires liée à l'indice des prix. Cela garantit le pouvoir d’achat des salariés. En cette période de reprise de l'inflation, cela risque même de mettre en péril la compétitivité des entreprises.

D’autre part, l'accord interprofessionnel prévoit une amélioration considérable de la protection des ouvriers. Il est vrai que les employés les mieux payés pourront voir les délais de préavis raccourcis en cas de licenciement. C'est un point isolé dans un ensemble très vaste. L’harmonisation des deux statuts ne sera achevée qu’en 2018 et de multiples points doivent encore être négociés. Il est donc prématuré et radical de tout rejeter en bloc et de renvoyer l'amélioration du statut des ouvriers aux calendes grecques, alors que les travaux de réflexion ne font que commencer.

 

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Contact Presse UCM :  Sophie   Fery 0470/ 130 182